Biographies des musiciens - THIERRY LANG

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BIOGRAPHIES DES MUSICIENS


THIERRY  LANG

Thierry Lang, pianiste et compositeur suisse, est né en 1956 à Romont, petite ville du canton de Fribourg. C’est à l’âge de cinq ans qu’il commence ses études de piano et de sept ans qu’il décide d’en faire son métier et sa vie. Il poursuit de brillantes études classiques jusqu’à 21 ans, tout en se passionnant pour le jazz. Il découvre cette musique en écoutant des pianistes de blues. Très vite Erroll Garner puis Oscar Peterson se sont imposés comme ses parrains de l’époque. Ce n’est qu’à 15 ans qu’il entend pour la première fois celui qui allait devenir et rester son maître à penser: Bill Evans. En effet, il trouve dans la musique de ce pianiste le lien
parfait entre le classique et le jazz. C’est donc par cette voie-là que Thierry Lang trouve son mode d’expression musicale. Compositeur doué d’un grand sens mélodique, il s’impose très vite comme l’un des maîtres en la matière. Ses tournées et ses enregistrements le font connaître aux quatre coins de la planète. En 1995, son CD «Private Garden» obtient le prix du meilleur disque de l’année au Japon. Il devient le premier musicien suisse à obtenir un contrat sous le célèbre label Blue Note. Dès ce moment, les concerts, les tournées et les enregistrements s’enchaînent. Auteur d’une vingtaine de CD, Thierry Lang travaille en ce moment sur l’édition de ses propres compositions. En 2004, il est le lauréat du grand prix de la fondation vaudoise pour la Promotion et la Création artistique; grâce à ce prix il peut enfin s’offrir le piano de ses rêves. En 2005, il ouvre au public et aux musiciens intéressés son studio d’enregistrement. Depuis 2007, il rend hommage au compositeur le plus connu de son canton, Joseph Bovet, et forme pour l’occasion «LYOBA», un septuor avec lequel il parcourt désormais l’Europe.







GLENN FERRIS

In the Mood for Trombone !  : Biographie glissando forte
Les qualificatifs manquent pour embrasser à pleine bouche la carrière fertile de Glenn Ferris. Artiste caméléon, figure incontournable de la scène Jazz contemporaine, collaborateur d’un nombre invraisemblable de monuments se bousculant au Panthéon des légendes musicales du siècle, performer assidu de ses propres groupes… Mais surtout, il s’impose comme le thuriféraire d’une « Trombone Attitude » éclectique et gouailleuse.
Et pourtant, au début des années 60, le pari n’était pas gagné d’avance. Alors que les scènes Jazz américaines font exploser leurs cuivres aux quatre coins du pays, un gosse d’Hollywood, né en 1950, rêve en cachette de greffer les glissements du Trombone aux feulements et caresses de l’équation magique Trompette + Saxo. A priori, l'instrument est peu propice aux expérimentations aériennes ou autres impros déchaînées ; ce serait même, pour les plus obtus, un engin contondant ne laissant aucune place à une quelconque grâce.
Lors d’un concert du Los Angeles Philharmonic (dont son oncle hautboïste était le manager), Glenn Ferris est tombé illico en adoration devant son futur instrument deprédilection. Il a huit ans, sa voie vient de se tracer avec évidence. Il démarre l’apprentissage du Trombone et étudie également la musique classique. 1964 sera l’année du déclic décisif, à l’écoute du dernier disque du saxophoniste Eric Dolphy (« Last Date » - 1964). Il passe dès lors à la vitesse supérieure et se dirige vers la théorie du Jazz, ses impros et ses compos ; son prof, l’immense et regretté trompettiste Don Ellis (disparu en décembre 1978, à l’âge de 44 ans, et surtout connu, aujourd’hui, pour son exemplaire bande originale du film « French Connection » - 1971), lui fera sauter le pas en le propulsant Tromboniste Soliste du Don Ellis Big Band dès 1966.
Au sein de la formation, Glenn Ferris apprend scrupuleusement toutes ses leçons, mais garde les yeux grands ouverts sur l’extérieur. Il n’a que seize ans et développe déjà une boulimie musicale hors norme. Mais cet enthousiasme à tout crin ne l’empêchera pas d’enregister quatre disques avec Don Ellis : « Autumn » - 1968 ; « The New Don Ellis Band goes Underground » - 1969 ; « Live at Fillmore » - 1970 et « Connection » - 1972.
Parallèlement, il prend l’habitude d’aller seul au cinéma et se construit le fantasme d’une Europe de tous les possibles musicaux (le premier contact se fera lors de tournées internationales avec Don Ellis, avec le choc esthétique en 1968 du Festival de Juan-Les-Pins), avec pour obsession majeure cette envie mordante de devenir un Jazzman européen, en marquant sa préférence pour le territoire français. Un idéal romantique à la Truffaut, qui ne l’empêche cependant pas de se pencher sur d’autres sons, le Rock en particulier. Avisé de son engouement en la matière, George Duke, le pianiste du Don Ellis Big Band, lui présente alors, au début de l’année 1972, le gigantesque Frank Zappa. Coup de coeur, falling in love, le grand Frank lui fait incorporer son tout récent Grand Wazoo Big Band « Jazz-Rock ».
Durant toute cette année, il scrute le maître Zappa en plein ouvrage. Il s’imprègne de sa rigueur méthodique, de son adaptation à chaque instrument, observe son omniscience jusque dans le moindre solo. Ferris enchaîne concerts après concerts, d’abord avec le Grand Wazoo puis avec l’aventure scénique du Tour 72 des Mothers of Invention (aussi dénommé Petit Wazoo) du même Zappa.
Près de 34 années plus tard, un disque intitulé « Imaginery Diseases » devrait arriver dans nos bacs dans le courant de l’année 2006. Une compilation des meilleurs moments de cette tournée mémorable de 1972, mixée, produite et éditée par Zappa juste avant qu’il ne se fasse happer par l’ironie mesquine de la GrandeFaucheuse en décembre 1993, à l’âge de 53 ans.
Cette agréable parenthèse refermée, reprenons le court. Dès 1973, Glenn multiplie les collaborations studio, live et les tournées internationales à un rythme plus que soutenu (  Harry James, Tim Buckley, Lou Rawls, Bobby Bradford, James Taylor, Milcho Leviev, Art Pepper….) Citons quelques-unes de ses participations discographiques : George Duke (« Save the Country » - 1969), Billy Cobham (« Total Eclipse » et « Shabazz » - 1974), Stevie Wonder (« Songs in the Key of Life » - 1976), Philly Joe Jones (« Philly of Soul / Filet de Sole » - 1982), Jack Walrath (« Live in Europe » - 1982), Tony Scott (« African Bird » - 1983), Barry Altschul (« That’s Nice » - 1985).
Et au-delà de ce tableau de chasse déjà imposant, Glenn Ferris fonde avec Jack Walrath le groupe Revival en 1969, et forme son propre orchestre de 20 musiciens, le Celebration Orchestra en 1970. Une belle revanche sur les nombreux suspicieux qui n’accordaient que peu de crédits aux velléités scéniques du Trombone…
À mille lieux des clichés d’un instrument laborieux, dont le public ne retiendrait que la difficulté manifeste du maniement, Ferris fait vibrer et voyager. Il fait entendre sa propre voix, fait chanter son Trombone de ses compositions influencées free et ellingtonien ; dans ses envolées les plus planantes, il n’aime rien tant que faire entendre son souffle, entrelacé sensuellement à ses mélodies.
En 1980, ses talents affirmés, reconnus, éclatants au zénith de la scène internationale, lui permettent enfin d’accomplir son rêve : rejoindre cette Europe dont il se dope aux visions iconiques de cartes postales, parcourant ce musée aux innombrables ressources architecturales, picturales et sonores. Il s’installe définitivement en France en 1982, à Paris, dispense son savoir dans diverses universités et entame sa vie de bohême comme il la rêvait depuis des années, seul devant un vieux film français en noir et blanc. Il tourne alors dans le monde entier, devient le Tromboniste incontournable de toute la planète Jazz et de ses ramifications.
Mais n’oublions pas la liste, à la fois impressionnante et fragmentaire, de ses collaborations au sein de groupes et sur disques, avec entre autres : Michel Petrucciani ,Martial Solal, Sal Nistico, Joachim Kuhn, L’Orchestre National de Jazz (« Orange then Blue » - 1988, et « African Dream » - 1989), Steve Lacy (« Anthem » - 1989, «Itinerary » - 1991 et «Clangs » - 1992), Franco d’Andrea (« Flavours » - 1992), Archie Shepp, Chris McGregor and the Brotherhood of Breath, Dave Frishberg (« Where You At ? » - 1991), Enrico Rava, Louis Sclavis, Michel Portal, Henri Texier dans ses Azur quartet et quintet (« An indian’s Week » - 1993, « Mosaic Man » - 1998 et « String’s Spirit » 2002), François Theberge, Riccardo Del Fra, Collectif Palatino Quartet (« Palatino » - 1996, « Tempo » - 1998 et « Chap.3 » - 2001) , en Guest de Peter Schärli (« Guilty » - 2001 et « Hot Peace » - 2006), le Collectif Bex / Ferris / Goubert ou B. F. G. Trio (« Here & Now » - 2001), en Guest de Belmondo & Yusef Lateef (« Influence » - 2005)… Que les absents nous pardonnent !
Mais pour ce qui est de ses propres créations sonores, en se penchant sur ces dernières années, piochons dans une Cdthéque idéale :  les superbes Opus du Glenn Ferris Trio avec Vincent Segal au violoncelle et Bruno Rousselet à la contrebasse (« Flesh & Stone » - 1995, « Face Lift » - 1996 et « Refugees » - 1997) ; les tergiversations admirables du Glenn Ferris « Chrominance » Trio, featuring Jeff Boudreaux (drums) et le fidèle B. Rousselet (« Chrominance » - 2001) ; ou enfin, flirtons avec la plus bouillante des actualités : son Pentessence Quintet (Jean-Michel Cabrol : saxophone ténor, Philippe Milanta : piano/orgue, Bruno Rousselet : contrebasse, Jeff Boudreaux : batterie), déjà fort du remarquable « Skin Me ! » - 2004, disque de chevet par excellence, retournant à l’essence des émotions jazz brutes et raffinées, louvoyant avec un savant éclectisme dans les registres phares du  musicien.
Glenn Ferris vient de rajouter une pierre de taille à l’édifice imposant de sa discographie : parfait  successeur du précédent Album : « X Actimo ! » - 2006, dont Ferris aime à ajouter cette note d’intention malicieuse,
             « this record is called « X Actimo ! », because it is exactement what I wanted to hear ».
auteur : François Cau            
                     
En Bref
GLENN  FERRIS
1950 : Naissance à Hollywood le 27 juin
1958 : Glenn assiste à un concert du Los Angeles Philharmonic , décide derechef de se mettre au Trombone
1966 : Devient le Tromboniste Soliste du Don Ellis Big Band
1968 : Glenn va enregistré son premier album avec le Don Ellis Big Band: < Autumn > ( Columbia )
1972 : Expérience live mémorable : il est embarqué par Frank Zappa dans les tournées du Grand Wazoo et celles des Mothers of Invention
1973 : Devient le Tromboniste Soliste du Harry James Big Band
1974 : Devient le Tromboniste Soliste du Billy Cobham Band
1980 : Premier album de Glenn sous son nom en France < Alive in paris > , avec le Collectif Planète Carrée (RCA)
1982 : S’installe définitivement en France, où il donnera des cours à Nîmes, Salon de Provence ainsi qu’à Nancy, tout en poursuivant sa prolifique carrière de « Trombone Hero »
1995 : Premier album du « Glenn Ferris Trio », combo à l’instrumentation des plus innovantes au tour de la trinité trombone / violoncelle / contrebasse < Flesh & Stone > chez Enja) Ensuite, deux autres albums du "Trio" : <  Face Lift >  1996 ( Enja ) et  < Refugees >  1997 (Enja)
2001 : Sortie d'album du "Glenn Ferris Chrominance Trio" (trombone/ contrebasse/ batterie)<Chrominance > (Enja)
2002 : Reçoit le Titre de Chevalier des Arts et Lettres ; et décroche avec le Glenn Ferris Trio le Grand Prix du Festival International « Strade del Cinema » de musique de films d’Aoste
2004 : Sortie du premier Album : < Skin Me ! > (Naïve) de son nouveau Groupe : « Pentessence Quintet », Prix du Meilleur Disque de l’Année par l’Académie du Jazz 2004
2006 : Sortie du second Opus : < X Actimo ! > (Naïve)
2009 : en Novembre 2009, le sortie du CD du  Glenn Ferris 'Wheel '  (trombone/ contrebasse/ chanteur <FerrisWheel > ( Enja )








HEIRI  KAENZIG

Heiri Känzig, de mère argentine est né en 1957 à New York. À 18 ans, il débute sa carrière de musicien de jazz à l’Ecole supérieure de musique de Graz. Peu après le début de ses études, il devient membre fondateur du fameux Vienna Art Orchestra (VAO) avec Matthias Rüegg. Pendant 15 ans, il travaille avec le VAO avec lequel il fait des tournées dans le monde entier. En 1989, il fut le premier musicien étranger nommé membre de l’Orchestre National de Jazz (ONJ) en France. En 2002, le bassiste est nommé par la Direction du développement et de la coopération (DDC) directeur artistique du projet musical trans-culturel «Thien Shan Schweiz Express», un projet qui a fait partie des manifestations de l’Année internationale de la montagne. En 2005, le canton de Zurich attribue au bassiste le grand prix de la composition. Heiri Känzig est sans cesse présent sur les scènes internationales du jazz contemporain. Son travail est répertorié sur des labels comme Blue Note, ACT, Universal et Virgin. Le jeu mélodique du bassiste est caractérisé non seulement par une virtuosité étonnante mais aussi par un son terreux et chaleureux. A côté de ses nombreux concerts, Känzig est professeur de contrebasse à l’Ecole supérieure de musique de Lucerne.






KEVIN  CHESHAM

Kevin Chesham est né à Berne en 1987 et vit actuellement à Bienne.
C'est à l'âge de 11 ans qu'il prend sa première leçon de batterie et une année plus tard qu'il a sa première expérience du jeu en groupe. En 2003 , il rentre à la Swiss Jazz School de Berne et travaille avec son professeur Ueli Müller.  En 2008, il obtient son Bachelor of Arts au département Jazz de l'académie des arts de Berne. Il termine ses études par un master en pédagogie dans la classe de Billy Brooks puis celle de Dejan Terzic. Très actif sur la scène musicale suisse Kevin Chesham explore toutes sortes de musiques, du duo à l'orchestre symphonique. Il compose également pour son groupe personnel « Henry Popcorn «  et joue avec un bon nombre de très bons musiciens tels que : Tom Harrel, Eric Alexander, Reggie Johnson, Sandy Patton, Bert Joris, Stewy von Wattenwyl, Thierry Lang, Malcolm Braff, Alexander von Schlippenbach, Benjamin Schmid, Heiri Kaenzig, Bänz Oester, Wolfgang Zwiauer, Ueli Kempter, Domi Chansorn , The Phanamanation et bien d'autres...







MATTHIEU  MICHEL

Né à Fribourg en 1963, Matthieu Michel étudie la trompette avec Americo Bel- lotto pendant trois ans à Vienne et à Berlin. En 1986, il réalise, à Berlin, un premier disque «Blue Light» en tant que leader avec Walter Norris, Yiye Wilson de Oliveira, Danny Hayes, Manfred Brundl et Alexandro Sanguinetti. En 1989, réalisation de son deuxième CD en tant que leader avec Maurice Magnoni, Michel Bastet, Mathias Demoulin et Marcel Papaux. En 1994, enregistrement de «Okipik». CD en duo avec Uli Scherer. En 1995, réalisation de deux CD. Le premier, «Estate», avec Richard Galliano, Thierry Lang, Heiri Känzig et Joris Dudli. Le second avec Joachim Kühn, Ricardo Del Fra et Daniel Humair. En 1996, enregistrement de «The Sadness Of The Yuki», deuxième CD avec Uli Scherer ainsi que «Makara» avec Uli Scherer, Thierry Lang et Daniel Perrin. En 2003, dans le cadre de «Live In Vevey», réalisation du CD «Matthieu Michel Live At Théâtre Oriental» avec Martin Reiter, Peter Herbert et Alex Deutsch.







 
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